A la mauvaise saison les chevaux mangent du foin produit en partie sur place ou acheté. Tout au long de l’année je distribue des carottes, qui proviennent d’une usine de conditionnement de la région, les chevaux en raffolent !! En plus c’est bon pour la santé (oligos et vitamines). S’il n’y a pas de carottes des céréales sont distribuées en substitution.
L’ alimentation est la plus naturel possible, et permet une croissance harmonieuse de nos poulains.
L’éducation des chevaux :
En tant qu’éleveur je dois produire des chevaux en bon état sanitaire, en bonne condition physique, bien nourri, mais est ce que cela suffit ? Pour moi non, il y a aussi l’éducation du cheval ! Je pense qu’il faut programmer le cheval à sa future relation avec l’homme.
La première étape est « l’imprégnation comportementale ». C’est une méthode divulguée par le docteur Miller, qui permet par des techniques d’approche et de manipulation, dés les premières heures de vie du poulain, de le désensibiliser à certaines situations stressantes et à percevoir l’homme comme un des « membres de sa famille » plutôt qu’un prédateur.
La deuxième étape intervient chez moi après le sevrage. Le « natural horsemanship » qui se traduit par : relation naturelle homme cheval, permet un haut niveau de communication dans le travail au sol ou en selle car cette pratique est basée sur le fait que l’homme apprend à « parler cheval ». Pendant les séances de travail, j’essaie de respecter chaque personnalité afin de créer une relation de confiance et de partenariat.
Enfin, pardon de l’évidence, les chevaux devraient vivre une vie de chevaux, car ils apprennent beaucoup entre eux. C’est pour cette raison que nos chevaux sont élevés en troupeau, ce qui, pour des animaux grégaires est très important pour leur équilibre émotionnel, mental et physique.